Notre premier voyage au Costa Rica – partie 5

C'est fini ! Un petit café et on s'en va.

Souviens-toi. Nous nous sommes quittés la semaine dernière avec un coucher de soleil spectaculaire. C’est donc à la nuit tombée que nous arrivons dans le dernier logement du voyage, une propriété perdue au sein de la localité de Monte de Oro.

Tu l’auras traduit tout seul, ça signifie Mont d’Or. Rien à voir avec le dessert (ah non, ça c’est Mont-Blanc) ni avec le fromage.
Le nom est tout simplement tiré du métal précieux qui s’est extrait ici pendant des décennies. Le grand-père de Daniel a d’ailleurs travaillé dans les mines de la région, mais nous ne sommes pas là pour parler orfèvrerie.

Laissons donc à la terre ce qui lui appartient et profitons plutôt des joyaux naturels qui la jonchent.

Car ici pousse un fruit aussi rouge qu’un rubis. Une fois sec, il nous permet de passer de la flemme du matin à une journée productive. J’ai nommé : le café.

Nous emmenons donc nos voyageuses à la découverte d’une exploitation familiale où Anthony, un jeune homme passionné, a décidé que ses grains méritaient mieux que d’être mélangés à ceux des voisins, et s’est mis à les torréfier lui-même.

Mais avant de partir crapahuter, il faut prendre des forces. La famille nous a donc préparé un petit-déjeuner des plus typiques : un bon pinto, quelques œufs et des tortillas faites maison. Le tout, bien sûr, accompagné d’un café.

Anthony nous explique que dans ces terrains vallonnés, la terre est riche en nutriments et minéraux, et qu’aucune parcelle n’offre la même récolte tant les sols sont différents. Il nous raconte également les différentes étapes de la vie de la plante que je ne vais pas te répéter ici. Il faut bien garder quelques surprises pour quand tu viendras, n’est-ce pas ?

Après avoir visité les plantations, nous découvrons une mini-cascade au bout du terrain. On pourrait passer devant et se dire « mouais », mais cela voudrait dire, d’abord, que l’on est bien insensible à la nature, et ensuite, que l’on n’aurait pas eu cette douce information : cette minuscule chute d’eau est en fait le pont de naissance de la rivière Aranjuez

De retour dans l’exploitation, nous apprenons que la famille Cruz propose trois types de cafés obtenus grâce à trois manières différentes de valoriser les fruits. Nous découvrons chaque processus au travers de l’œil brillant d’Anthony, le regardant toucher, sentir, tester et broyer les grains avec amour.

Ainsi, avant même de le boire, nous savons que le nectar sera délicieux.

Nous ne pouvons pas terminer cette visite sans une dégustation de la production familiale et un déjeuner évidemment fait maison. Un moment de partage comme seul le Costa Rica peut nous en offrir.

un petit souriant visite une plantation de café au Costa Rica

Contemplation

C’est bien sympa de boire du café, mais un problème s’impose rapidement. Qu’allons-nous faire de ces Françaises qui débordent maintenant d’énergie ?

Tu commences à nous connaître, en réalité tout est déjà prévu. Daniel et moi prenons juste le temps de repérer le meilleur spot pour le coucher de soleil.

ET QUEL SPOT !

Dans ces montagnes, le vent balaye chacune de tes mauvaises émotions. Nous arrivons donc un peu avant que le spectacle commence, histoire que chacune puisse trouver son coussin de verdure, recevoir les derniers rayons de soleil et admirer la vallée se dorer.

Franchement ? Quand tu vois les photos ci-dessous, t’as envie de creuser là-dedans toi ?

Nous passons un moment suspendu dans le temps. Voir un tel émerveillement dans les yeux de nos premières clientes me rend plus qu’heureux. Cet endroit, cette journée loin des circuits touristiques, c’est toute la promesse de Que Buena Nota : te faire vivre le Costa Rica, comme si tu étais né là-bas !

En France on se plaint que les zones rurales perdent de leur attractivité et que la vie s’y fait de plus en plus rare. Ici, au beau milieu des montagnes, on tombe régulièrement sur des petits restaurants ou des épiceries qui font également office de « stations essence », délivrant le carburant au bidon. Même les coins reculés sont accessibles, et on se prend à rêver d’une vie au très grand air.

Nous terminons la journée dans l’un de ces petits refuges. La nourriture est exquise, chaude et réconfortante. Parfaite pour reprendre des forces après une journée en pleine nature et éviter de penser au départ qui approche à grands pas.

Coup de chaud !

Pour cette dernière journée sur place, le mot d’ordre est l’adaptation. Quelques voyageuses souhaitent marcher. Ça tombe bien, dans la propriété un sentier s’enfonce dans la forêt. Il offre une balade d’une heure qui débouche sur un Mirador, un panorama comme on dirait chez nous.

Sur ce mini-sommet où l’herbe est bien grasse et où le soleil ne rechigne pas à la tâche, nous nous allongeons pour regarder les quelques nuages défiler sur un ciel azur. La nature alourdit les corps et, petit à petit, les paupières se ferment. L’une des meilleures siestes de ma vie !

L’une de nos aventurières a envie de défier son vertige avec les tyroliennes de la région. Même si elle est la seule à vouloir se lancer, nous l’y emmenons. C’était une autre de mes promesses et il est hors de question que qui que ce soit reparte avec un petit goût de « j’aurais aimé faire ça ».

Pendant qu’elle survole les forêts, nous emmenons ses camarades faire quelques boutiques. Dur dur de choisir quoi ramener dans sa valise, bien que les meilleurs souvenirs ne s’achètent pas.

Nous leur avions également promis des eaux thermales. Alors, pour terminer ce voyage en douceur, nous les emmenons à la croisée des provinces de Puntarenas et Guanacaste où des piscines naturellement chauffées jusqu’à 38 °C les attendent. Une baignade nocturne pour détendre les corps après 15 jours d’exploration. Il n’y a comme autres clients que des familles Costariciennes. Je vois mes Françaises avec le sourire. Elles sont comme des poissons dans l’eau et je m’enorgueillis du constat suivant :

Elles ont compris la Pura Vida !

Ce n’est pas parce qu’on part qu’il faut se laisser abattre !

Après une dernière nuit dans les montagnes, en chemin pour l’aéroport, nous nous arrêtons une ultime fois pour un Casado. À table, le groupe prévoit déjà de se revoir en France pour des diners à base de riz, de haricots, de bananes plantains et de côte de porc. Une assiette simple mais qui remplit autant les corps que les cœurs.

Ce voyage vous donne envie ?

À lire également

Tristan, guide francophone au Costa Rica

Tous les 15 jours je vous fais découvrir le Costa Rica.
Pour ne rien manquer :  Abonnez-vous à notre newsletter.

Tristan